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Des équipes françaises, d'horizons divers, habituées des montages de grandes expéditions et cumulant 30 années d'expertises, se sont réunies pour cette aventure :
> Les équipes du Pr. Bouchet, du Muséum national d'Histoire naturelle, et d'Hervé Le Guyader de l'Université de Paris VI et de l'IRD, spécialisées en Biologie marine, qui mènent depuis plusieurs années des missions d'inventaire des fonds marins dans le Pacifique Sud.
> Et l'équipe du Radeau des cimes, autour d'Olivier Pascal, Bruno Corbara et Dany Cleyet-Marrel, spécialisée dans l'étude des canopées des forêts tropicales, qui embarque aux sommets des arbres des scientifiques depuis 15 ans.
Ces spécialistes mettent en commun leur savoir-faire et leur réseau d'experts dans un grand projet d'expédition scientifique, pour soulever le voile sur la part d'ombre contenue dans le mot Biodiversité, un terme popularisé, mais qui recouvre une réalité méconnue.
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Pourquoi une expédition de cette
taille ? Pourquoi une île ?
Pourquoi Santo ?
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Santo constitue un bon échantillon des écosystèmes les plus riches, les moins connus et les plus menacés de la planète : les forêts tropicales et les récifs coralliens.
En appliquant à ce microcosme toutes les méthodes disponibles pour la mesure de la Biodiversité, nous en aurons une vision renouvelée : la dimension réelle de ses composantes, en particulier pour les groupes de petits animaux marins et terrestres, qui constituent l'essentiel du vivant sur la planète : en nombre d'espèces, en nombre d'individus, en poids total, et pour leur rôle dans le maintien de l'intégrité de la planète.
Nous avons en effet une vision à la fois partielle et fragmentée de la Biodiversité.
> Partielle : des groupes sont très connus, comme les oiseaux ou les mammifères, mais pour d'autres, les plus importants, les chiffres ne reposent encore que sur des spéculations.
> Fragmentée : les informations sont disparates, venant des quatre coins de la planète, difficiles à rassembler et à visualiser pour marquer les esprits.
Cette expédition, qui réunit 160 naturalistes, parmi les meilleurs de la planète (25 pays impliqués), dressera pour la première fois la carte de la totalité des organismes vivants d'une grande île tropicale (4000 km2).
Cette cartographie révélera l'importance relative des éléments du système et fournira
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une image en réduction du vivant sur la planète.
Il sera alors facile d'exposer au plus grand nombre l'ampleur de notre ignorance par la démonstration en directe et en temps réel du travail qui reste à accomplir et de l'urgence à le faire.
Des moyens techniques considérables (navire océanographique, première utilisation de l'Arboglisseur, plongeurs, spéléologues, etc:) seront déployés pour ces recherches. Le contraste entre ce déploiement et l'objet principal de l'étude (les < petites bêtes >) viendra en souligner l'importance. Ces engins seront aussi essentiels pour la visibilité de l'expédition : ils constituent des moyens importants de communication vers le grand public.
SANTO 2006 n'est pas juste < une autre expédition >. Outre sa taille jamais atteinte auparavant et les moyens utilisés, la matière brute (les scientifiques, les spécimens, les découvertes, etc:) sera façonnée de manière à délivrer au public l'objet et les raisons de cette gigantesque enquête.
C'est l'Agence ATOM qui sera chargée de l'orchestration de cette communication. Agence de production et de communication audiovisuelle, ATOM, en coproduction avec la société MVC pour la partie production audiovisuelle, mettra au service de SANTO 2006 son savoir-faire en matière de couverture de grandes expéditions, en y injectant notamment les ingrédients qui ont fait le succès des missions de recherche menées sur l'île de Vanikoro sur les traces de Monsieur de Lapérouse.
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